• Surmenage et nuits blanches

    Voilà a quoi se résume actuellement ma vie. J’ai le cerveau qui pédale jour et nuit, ce qui m’empêche de dormir, et je me réveille toujours un peu plus fatiguée que la veille. Aujourd’hui levée 6h00, alors que j’avais ruminé jusqu’à 1h30 du matin, avec le changement d’heure, ça pique ! Si encore avec tout ça j’avais de la chance, mais non, même pas ! La semaine dernière en me rendant à une de mes permanences, je croise un camion et bim, un gros CLAC sur mon pare-brise à tel point que j’ai eu peur et je me suis presque planquée sous mon volant (je ne suis pas assez souple, mais ma réaction m’a fait rire après coup). Certes j’ai eu l’air bête en rentrant ma tête dans mes épaule (comme si ça allait me protéger d’un quelconque danger !). Je regarde incrédule mon pare-brise et je me dis « pour un tel impact, c’est miraculeux qu’il n’y ait rien ! ». Et puis je décale ma tête et regarde derrière le rétro, et là c’est le drame. Un impact pas plus gros qu’une pièce de 2 euros mais avec des ramifications tel un soleil. « Oh, oh, ça pue, Carrglass n’aura pas le temps d’intervenir ! ». 10 secondes plus tard, j’entends un drôle de bruit que je traduis instinctivement comme celui d’un pare-brise qui file. Et BINGO !!!! Je constate que le soleil s’est transformé en un rond avec 2 traits (un qui monte en haut du pare-brise et l’autre qui descend complètement à l’opposé). Là j’ai grave les boules, car j’avais changé mon pare-brise il y a peu. En arrivant à destination, je prends 2 belles photos que j’envoie à Mac en lui disant que j’ai pris un caillou, ce à quoi il me répond « Ok » (youhou, la réponse de dingue, il aime faire dans l’originalité). Le lendemain soir en rentrant il m’annonce « demain tu amènes ta voiture chez Mondiale pare-brise, je t’ai pris RDV, ils te prêteront un véhicule et tu récupèreras la tienne le lendemain ». Alors on va dire que je râle tout le temps, et je sais que ça part d’un bon sentiment mais il ne m’a même pas consulté pour savoir si j’avais des RDV, si je travaillais tard, si j’avais prévu quelque chose quoi. Evidemment cela m’a bien contrarié car j’avais RDV chez l’esthéticienne le jour où je devais déposer la voiture et les deux RDV se chevauchaient (heureusement que l’esthéticienne était en avance et a pu me prendre un peu plus tôt). Et le lendemain j’étais en déplacement, le plus loin, avec un monde de malade prévu depuis un mois. J’ai dû écourter certains RDV pour dire d’être à l’heure. Heureusement que le type de Mondiale pare-brise m’avait dit « c’est pas grave, ne vous mettez pas en danger sur la route, je vous attendrez » (oui parce que le vendredi il ferme à 16H30, et moi je lui avais dit que je pourrai être là entre 16H30 et 16H45). Tout est bien qui se finit bien. Mais j’ai expliqué à Mac que si prochaine fois il y a, qu’il devait me consulter avant de prendre RDV pour moi. Voilà, je gère toujours beaucoup de choses en même temps et les vacances de mon petit bichon des plaines sauvages vont me faire beaucoup de bien. Car il part une semaine en colo avec 3 copains de club (en fait c’est une colo sportive). Du coup pas d’entrainement pour lui et donc pas d’aller/retour pour moi (j’en fais quand même 3 dans la semaine rien que pour le sport et un autre pour l’orthophoniste). Ça va me faire du bien. Quant à maman, on attend le prochain RDV chez le chirurgien début mai. Elle aura passé une IRM et nous saurons si le traitement à fonctionner ou s’il faut en refaire une injection. Hasta la vista.


    2 commentaires
  •  

    Maman a été hospitalisée, opérée et elle est rentrée. Elle va bien mais le moral n’est pas bon. Elle fait de la dépression suite à l’intervention et à la chimio. Le chirurgien nous avait dit qu’après il risquait d’y avoir un coup de moins bien. De plus elle se rend compte qu’elle perd de plus en plus la mémoire et je pense que ça lui fait peur (à moi aussi).

     

    Je suis soulagée que tout se soit bien passé, même si ce n’est pas fini, car elle risque de subir la même chose une seconde fois. Nous étions prévenues dès le départ que dans 80% des cas il y a besoin d’une seconde chimio embolisation.  Je vais encore devoir courir car, IRM de contrôle à prévoir et elle a d’autres RDV prévus.

     

    Bref, ça avance et j’espère que prochainement il n’y aura plus besoin que d’une visite de contrôle par an, croisons les doigts.

     

    De mon côté je suis HS. Beaucoup de pression et d’allers-retours au CHU qui est à 60km de chez moi.

     

    Et puis je me tape tout, toute seule car ma sœur, qui est enseignante en maternelle ne peut pas (ou ne veut pas) se libérer. Elle n’est même pas aller lui rendre visite à l’hôpital le mercredi alors qu’elle ne bosse pas !!! Moi j’y suis allée après mon taf, je suis rentrée chez moi à 20h00 mais elle était tellement contente de me voir, que j’en ai oublié ma fatigue.

     

    C’est très compliqué pour moi d’être présente ici, car pas le temps, pas forcément l’envie puisque pas de choses très rigolotes à raconter. Je viens d’apprendre que ma belle sœur qui était en rémission d’un cancer du sein, fait une rechute, cette fois-ci 3 tumeurs près des poumons. Vous voyez, en ce moment c’est pas franchement l’éclate de mon côté.  Je dors mal, je mange mal, je ne sais pas comment je fais pour ne pas tomber malade.

     

    Je vous embrasse.

     

    Hasta la vista.

     

     

     

     

     


    2 commentaires
  • Je sais qu'il est tard mais on a jusque fin janvier pour le faire, alors je vous souhaite à tous et à toutes une bonne et heureuse année. Qu'elle vous apporte plein de belles et chouettes choses à vous et à vos proches. 

    J'ai repris le travail sur les chapeaux de roues. Non seulement il faut revoir tout le monde mais c'est aussi le moment de faire le bilan sur l'année passée, d'assister à des réunions misent en place à la dernière minute, mettre dehors (sur décision des grands chefs, pas la mienne) une bonne vingtaine de personnes pour faire un peu de place et de tri dans nos portefeuilles (ce qui ne fait franchement pas de mal mais qui me donne un boulot dingue car il faut photocopier quasiment tout le dossier de chaque personne),....et d'autres formalités administratives qu'on nous demande de faire aujourd'hui pour demain. Bref, j'ai pas mal de boulot. 

    J'ai eu comme tout le monde, ou presque, un épisode neigeux auquel nous avons dû faire fasse. Conduite pépère en serrant bien les fesses et en priant pour ne pas se retrouver dans le décor. Il y a, à priori, une nouvelle alerte neige dès demain soir annoncée par ici! Youpi et mercredi matin, pas de bol je fais un de mes plus gros déplacements, je suis ravie. 

    Pas grand chose d'autre à déclarer, maman va commencer un traitement (chimioembolisation). Par contre je la trouve fatiguée en ce moment, mais elle ne souffre pas. 

     

    Pour terminer, j'ai viré un type qui me harcelait plus ou moins (30 messages par jours, on peut dire que c'est plus que moins, je pense). Le mec est un menteur invétéré, il m'a roulé dans la farine je ne sais combien de fois. Il ne voulait pas venir à mes RDV et maintenant qu'il est dehors, il me supplie de le reprendre. Bref un fada comme disent les sudistes!!! Il s'était fait discret depuis quelques semaines et là, Bim! Il recommence à faire le roumain : "s'il vous plait, donnez moi une deuxième chance….", "s'il vous plait, donnez moi un RDV….". C'est impossible, je ne peux plus le voir en peinture!!!! Du coup, j'ai appelé ma responsable pour le lui dire, au cas où il se pointerait à une de mes perm. Je ne veux plus le suivre. 

     

    Bon je dois vous laisser, j'ai encore quelques documents à remplir.

    Hasta la vista.

     


    8 commentaires
  •  

    Je vais bien

    Les fins d’années sont toujours compliquées pour moi, mon poste est constamment remis en question, tous les ans. On répond à un appel à projet et on attend de savoir si une autre structure que la nôtre sera retenue pour mon poste, et cette année il y a de la concurrence.

     

    Donc, soit je rempile pour un an soit je vais pointer chez pôle emploi (perspective qui ne m’enchante pas du tout, de toute façon je n’ai pas besoin d’eux pour trouver du travail ! J’ai déjà une piste au cas où).

     

    Je suis grave à la bourre pour mes cadeaux de noël, gilets jaunes obligent ! Du coup on s’est bougé dimanche dernier, le centre-ville était piéton, et nous avons bien avancé. Mais il en reste quelques-uns à faire. Ce soir je termine de bonne heure, je vais en profiter pour aller dans les magasins, car je sais que samedi et dimanche ça va être le bordel !

     

    Et demain soir ce sont les VACANCES !!!!! J’ai posé 2 semaines !!!!  Le panard !

     

    J’ai l’impression d’avoir les yeux au milieu de la figure, ce ne sont plus des cernes que j’ai, j’ai le regard d’un cocker ! L’autre jour un gars que j’ai en suivi me dis « rho les yeux, vous avez une tête fatiguée » un peu mon neveu !

     

    Au programme de ces vacances : glandage, film de noël, glandage, jeux avec mon fils, glandage, repas en famille…et juste par obligation un peu de ménage, repassage, mais avec parcimonie.

     

    Ce matin j’ai reçu un appel du CHU pour proposer un RDV demain matin. Et bim, branle-bas de combat, je suis une fois de plus obligée de changer mes plans, mon organisation. Elles commencent bien mes vacances !!!!  

     

    Pour une fois que je ne suis pas obligée de poser un jour de congé pour y aller, ils attendent que je sois en congés pour me convoquer ! Ils sont sournois !!!!

     

    Je vous souhaite de très joyeuses fêtes de fin d’année. Profitez des vôtres, de vos amis, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve, la vie est parfois courte. Carpe Diem.

     

    Hasta la vista.

     

     


    8 commentaires
  •  

    Pas de vague.

    C’est le mot d’ordre, il ne faut surtout pas que l’on pense que le système scolaire français va mal. Pourtant il va mal, voire même très mal, et cela fait des années que ça dure.

     

    J’ai eu l’occasion de travaillé dans un collège pendant 5 ans. C’était un collège de campagne mais il était doté d’un internat et de ce fait nous récupérions les élèves virés par conseil de disciplines de leur établissement. Résultat des courses, en France, quand quelque chose ne va pas, on déplace le problème et on se voile la face.

     

    Pendant cet emploi jeune qui portait à l’époque le nom pompeux « d’aide éducateur » qui littéralement veut dire que nous devions aider les éducateurs, donc les profs. Mais ça c’est de l’utopie, car il faut le savoir dans beaucoup de collèges, on ne mélange pas les torchons et les serviettes. Les « surveillants » ne sont que des surveillants. Petite anecdote au passage : j’étais chargé de passer dans les salles de classe récupérer les cahiers d’appel pour vérifier les absences. Lorsque je tape à la porte d’un prof de maths (un gros con misogyne) et que j’entre, les élèves se lèvent pour me souhaiter la bienvenue (ce qui se faisait à l’époque, je ne sais pas si c’est encore le cas). Et là je l’entends dire aux gamins « non rasseyez-vous, ce n’est qu’une surveillante ! ». Quel connard !

     

    Bref, ce n’est qu’un petit exemple de la « solidarité » qu’il y a dans les établissements du second degré.

     

    Donc disais-je, j’en ai vu défiler des gamins ballottés de collège en collège, j’en ai vu des gamins insulter, taper, fuguer, … Je me souviens d’une gamine de 5ème (donc de 13 ans) qui taillait des pipes dans les toilettes des garçons. Un gamin de la région parisienne qui s’était pointé au collège aves des poids et des altères (il était bâti comme un homme), un gamin qui au bout d’une semaine à péter les plombs parce qu’à la campagne il y a encore un minimum d’autorité et de respect. Il avait du mal à entrer dans le moule car « à Paris, les surveillants ne nous parlent pas comme ça, de toute façon s’ils le font on les défonce ». Alors à force de se faire recadrer, coller, exclure de cours il a chopé un prof par le col et a voulu le taper. Une fois dans le bureau du principal, il est devenu fou, il a mis son poing dans le mur (il a fait un trou), il a commencé à insulter, à vouloir se sauver. A tel point qu’on a dû appeler les gendarmes. Il était incontrôlable, à tel point que les gendarmes n’ont pas eu d’autre moyen que de le menotter. Le gamin est parti en insultant de « fils de pute, j’vais te buter » le principal. Quelques jours après la maman a débarquée au conseil de discipline de son fils avec son avocat et la presse pour crier au scandale !

     

    Mais on marche sur la tête là. Et je pense que le problème vient de là ! L’éducation des enfants. L’éducation ce sont les parents qui ont ce rôle, les enseignants sont là pour enseigner une matière, pas pour faire la police, régler des conflits, ... Dans le collège où j’étais une prof de SEGPA (pour les enfants en grosse difficulté) a un jour attrapé un gamin par le pull (au niveau du haut de la manche) en lui demandant de se calmer. Elle ne l’a pas tapé, elle ne lui a pas fait mal, n’a pas été irrespectueuse…Elle voulait juste qu’il se calme. Le lendemain matin le père s’est pointé avec un fusil et lui a collé le canon sous la gorge en lui disant « si tu touches encore à mon fils je te tue » (elle a été arrêtée 6 mois pour dépression).

     

    Alors qu’est-ce qu’on fait ?

     

    On arrête avec l’enfant roi, on arrête de le mettre au centre de tout, l’enfant fait parti d’un tout. Ce tout existait avant son arrivée et l’enfant doit être intégré au tout, et en faire partie, pas en devenir le centre.

     

    Je me souviens qu’à l’école primaire, mon institutrice m’a attrapé une fois par la joue, parce que j’étais en train de recopier un mot de dictée que j’avais mal orthographié, j’étais en train de recopier la correction avec la même faute. Donc pour me stipuler que je reproduisais la même erreur, elle m’a tiré la joue. Ça fait mal, mais ça m’a permis de m’apercevoir de mon erreur, de retenir la correction et de ne pas avoir envie de recommencer. Et si j’avais eu le malheur de le dire à mes parents, j’aurais eu à coup sûr le même mot à copier une bonne cinquantaine de fois. Pour mes parents, l’enseignant était celui qui savait, et il fallait le respecter et ne pas remettre en question son savoir-faire.   

     

    Maintenant on remet en question les enseignants à tout bout de chant. On n’a plus le droit de toucher un élève (très pratique lorsqu’ils se battent, pour les séparer c’est du pur bonheur), on n’a plus le droit de confisquer un téléphone portable (même si certains osent encore le faire, et je trouve ça légitime), donc le métier d’enseignant se résume à venir dispenser un savoir tout en se faisant braquer, insulter, taper…

     

    A quel moment peut-on garder la vocation ?

     

    Certains profs font de la résistance, j’ai une amie qui est prof d’EPS, Elle enseignait dans un collège assez dur du sud de la France, un gamin la faisait bien chier, il foutait en l’air tous ses cours, il essayait de l’intimider. Elle a donc commencé par un cycle boxe, et le premier combat était le gars en question et elle. Elle lui a mis la misère, car elle pratique la boxe depuis longtemps. Résultat, elle a obtenu le respect du gars et il lui a laissé une paix royale.

     

    En revenant sur les images qui ont circulé du gars qui tient en joue sa prof pour qu’elle le mette présent. Mettons-nous un instant à la place de cette prof, que ferions-nous ? Personnellement je l’aurais mis présent, et je l’aurais laissé partir. Ensuite j’aurais prévenu ma hiérarchie (qui n’aurait rien fait de probant) et j’aurais démissionné. Du coup pas de vague, on déplace le problème et tout le monde est content. Mais au bout du compte, comment fera-t-on quand tous les gens qui croient encore un peu à la transmission du savoir seront tous désabusés et démissionnaires ? Comment est-il possible qu’un élève arrive à entrer dans un établissement scolaire avec une arme (même si ce « n’était qu’un pistolet à billes » ça reste une arme). A quel moment on peut trouver normal de braquer une autre personne et qu’en plus ce soit filmé par d’autres élèves et que ça les fasse rire ? Si c’était mon gamin qui avait fait ça (d’abord, ça ne serait pas possible, il n’est pas assez débile pour ça, il sait ce qui est bien et mal), je pense que je pourrai devenir violente (même si la violence ne règle rien) mais je suis certaine qu’il prendrait une rafale de doigts dans la face.

     

    A quel moment les parents ont-ils démissionné de leur rôle d’éducateur? Elever un enfant n’est pas une mince affaire, on ne le met pas dans un coin avec un écran et un accès internet pour être tranquille. Je sais qu’il y a des familles mono parentales et que c’est compliqué.  J’ai travaillé dans une association dans les quartiers de ma ville, les quartiers dit « difficiles ». J’ai rencontré une maman, elle avait 6 enfants (que des garçons), tous de père différent et évidemment, les pères se sont fait la malle les uns après les autres. Cette dame a renouvelé le même schéma 6 fois de suite, à chaque fois elle croyait que c’était la bonne. Que le mec resterait et l’aiderait, mais à chaque fois, il partait. Elle n’avait aucune autorité sur ses enfants après l’âge de 10 ans, elle lâchait prise. Si bien que la loi à la maison c’étaient ses garçons de 14 et 16 ans qui la faisait « régner ». Quand on parle de loi, on devrait dire anarchie. Je craint même que cette maman se faisait battre par ses propres enfants.

     

    Je pense que les bases et les cadres doivent être posés très jeune. Le bonjour, merci, s’il te plait, ne pas couper la parole, ne pas faire la vie au magasin parce que maman n’a pas voulu acheter un jouet, … Je pense qu’on peut aimer très fort son enfant et lui dire non. La frustration est essentielle dans le bon développement d’un être humain. Savoir passer au-delà d’un refus, sans péter un câble, c’est la base même de la civilisation. Et pourtant on s’en éloigne de plus en plus.

     

    Je finirai sur une phrase de mon prof de psycho qui nous avait expliqué de façon métaphorique le développement de l’enfant et l’importance du parent :

     

    « Un enfant c’est comme un arbre, si le tuteur n’est pas droit, il part dans tous les sens ».

     

    Hasta la vista.

     


    3 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires