• Le grand jour.

     

    Ça y est je suis une Madame !

     

     

     

    Le jour J je me suis réveillée à 6h00, impossible de dormir, trop stressée. D'ailleurs les deux jours précédents n'ont pas été mieux.

     

    Mon futur mari et mon fils sont partis de la maison pour se préparer chez ma belle-sœur.

     

    De mon côté, je suis allée chez le coiffure. Le temps était menaçant et ça m'a mis un coup de pression supplémentaire, car nous avions prévu de faire le vin d'honneur à l'extérieur. La séance coiffure se passe à merveille, la coiffeuse a assuré. J'avais un chignon très beau avec un peigne avec des plumes histoire de donner encore un peu plus de volume à ma coiffure.

     

    Puis je suis allée au maquillage. Sous quelques gouttes de pluie (là j'ai failli me mettre à pleurer). De toute façon la météo est une variable sur laquelle nous n'avons aucun pouvoir. Je ressors de chez l'esthéticienne avec un jolie maquillage, j'ai demandé de mettre en valeur mes yeux, ce qu'elle a fait. Pas trop de fond de teint, j'aime pas, mais juste assez pour avoir un effet bonne mine (vue la courte nuit, il valait mieux).

     

     

     

    Passage obligé chez le fleuriste pour récupérer mon bouquet (qui était superbe). Et je suis remontée à la maison. Après un repas léger, pas faim ! J'ai attendu des longues minutes (2h30) avant que ma copine n'arrive, c'est elle qui m'aidait à m'habiller.

     

     

     

    Trois quart d'heure avant l'heure H j'ai enfilé ma tenue de princesse et j'ai tourné en rond comme un lion en cage ! Puis la limousine est venue me chercher (oui, une limousine, rien que ça ! On a mis le paquet! C'est l'oncle de mon mari qui loue ce genre de véhicule pour les mariages et autres occasions). Heureusement la pluie s'était arrêtée et le soleil commençait à pointer le bout de son nez. Et nous voilà en route pour la mairie où mon futur m'attendait. Je n'avais pas vu son costume et lui n'avait pas vu ma robe, on voulait que ce soit la surprise pour tous les deux. Lorsque la limousine s'est garée devant la mairie ils étaient là tous les deux, mon homme et mon fils, tous les deux en costumes très classes. Mon homme était tendu, et il soufflait tel un athlète avant de prendre le départ d'un cent mètre. Là, la pression était à son maximum, je n'avais qu'une peur c'est de ne pas plaire, de ne pas être à la hauteur. Quand la porte s'est ouverte et que je suis sortie sous les « wouha !!! » la pression s'est envolée, ça y est le départ est donné. La famille, les amis nous mitraillent avec leurs flashs. J'ai l'impression d'avoir un sourire crisper tellement nous sommes sollicités.

     

     

     

    Le maire nous attend, alors nous entrons... La mairie se passe bien, c'est plutôt rapide et ça me va. 30 min plus tard je suis enfin une épouse et nous portons enfin le même nom, nous sommes une famille. La sortie de la mairie se fait sous les bulles de savons (c'est plus original que les confettis, moins chiant que le riz et avec le soleil c'était super beau). Quelques photos plus tard, nous montons dans la limousine accompagnés de notre fils et des quelques enfants heureux comme des papes de monter dans une voiture qu'on ne voit que dans les films.

     

     

     

    J'ai été très touchée car beaucoup de monde était présent. J'ai même des amis qui ont soit reculé leur départ en vacances soit avancé leur retour pour venir. Beaucoup de monde, le soleil, et un endroit superbe, plein de verdure. Les petites filles qui venaient m'embrasser avec des étoiles dans les yeux « t'es belle, on dirait une princesse », c'est mignon. J'ai quand même quelques regrets, je n'ai pas passé assez de temps avec tout le monde, mais c'est impossible, on ne peut pas se dédoubler ou arrêter le temps.

     

     

     

    Le vin d'honneur terminé, nous sommes entrés dans la salle, la déco a été appréciée (heureusement, car j'y ai passé pas mal de temps). On commence par l'apéro, puis le repas qui s'est bien passé, il y en avait de trop. Il y a eu de chouettes surprises orchestrées par ma sœur et mes copines. J'avais moi aussi préparé un petit diaporama pour remercier toutes les personnes présentes. Ce qui a bien plus aussi. Lorsque l'ouverture du bal est arrivée, nous n'étions pas très fiers. Il faut savoir que Mac a le rythme dans le sang mais il a une mauvaise circulation. Bref il danse très mal. Alors même si nous nous étions entraînés, ça risquait d'être folklorique. Nous avions choisi une danse qui comportait 2 sortes de danses, un début lent, un slow... qui se transforme en valse. On a été applaudi, donc on suppose que c'était pas trop mal.

     

     

     

    Je vous passe les détails sur la fin de la soirée : danses endiablées, desserts délicieux, puis les premiers invités qui partent vers 4h. Nous sommes rentrés vers 6h après avoir commencé le nettoyage de la salle pendant que le DJ remballait son matos. Le lendemain nous avons remis ça, histoire de finir les restes.

     

     

     

    Nous avons eu un très beau mariage, mais le temps passe trop vite est lorsqu'on est dans l'action on a l'impression de ne pas en profiter assez.

     

     

     

    Une semaine après nous nous sommes envolés pour les Baléares pour une semaine de bonheur à trois. Nous sommes arrivés vers 20h00 là-bas sous un soleil radieux et 28 degrés le bonheur ! Des palmiers, le ciel bleu et la mer turquoise. L'hôtel était top, l'équipe d'animation super, les cocktails très bons, la nourriture sympa. De la chambre nous avions vue sur la piscine et la mer. Une vue de carte postale. On s'est fait plaisir toute la semaine, visite, piscine, mer, resto, jeux.... J'ai révisé un peu mon espagnol, et à vrai dire, j'ai de beaux restes. Bref c'était une semaine de bonheur. A tel point que le petit bichon ne voulait pas rentrer à la maison. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.

     

     

     

    Voilà le récit des ces quelques jours de grande intensité que nous avons vécu.

     

     

     

     

     

     

     

    Hasta la Vista.

     


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  • DORA au masculin

    Je sais la version de Dora au masculin s’appelle DIEGO, mais je ne sais pas s’il a lui aussi un sac à dos, alors …

    Mais pourquoi elle nous parle de Dora la Debbie ? Nonnn, je ne délire pas !

    Vous allez comprendre.

    Je viens de terminer mon dernier RDV de la semaine. Et je suis morte de rire.

    Le Monsieur que je viens de recevoir à un nom d’alcool (pour des raisons évidentes de confidentialité, je vais changer son nom et l’appeler M. RICARD).

     M. RICARD vient une fois par mois à la même heure faire le point avec moi, or il arrive toujours dans le même état. Il est dépité, personne ne veut l’embaucher, pourtant il a de l’expérience et certainement une réputation qui n’est plus à faire…reste à voir quel genre de réputation il a !

    Donc à chaque fois il arrive, telle Dora, avec son sac à dos (ah vous voyez, y a un rapport !!). A chaque fois il est chargé à bloc le sac à dos. Il s’installe et on commence à faire le point. Il y a une entreprise qui s’agrandit dans le coin et il y a postulé car il a des compétences qui pourraient intéresser. Comme à chaque fois il a le regard vitreux et les mouvements oculaires lents. Il me balance à la figure une haleine de poney alcoolique dépourvu de brosse à dent. Il a le teint rougeau, les dents en jachère et parfois il peut être agressif. Par contre il est propre (pour une fois qu’il y en a un qui se lave au moins une fois dans la semaine !). Il commence alors à soliloquer en bafouillant et en cherchant ses mots : « je ne comprends pas, pourquoi ils ne m’appellent pas ? », « j’arrête pas de les appeler », « j’ai déposé 3 CV sans réponse « …blablabla.

    -          M. RICARD, ça fait 4 ans que vous n’avez pas travaillé, vous savez cela joue, ça fait peur aux employeurs ! Rappelez-moi le motif de l’arrêt du dernier contrat ?  

    -          Faute grave.

    A ce moment-là, je sais qu’il est grillé partout. En plus il est toujours bourré donc quel parton voudrait employer un gars alcoolisé qui s’est fait virer pour faute grave ?

    M. Ricard, n’a aucune conscience de sa situation, pour lui il peut travailler et les patrons ne savent pas ce qu’ils perdent en ne faisant pas appel à un professionnel comme lui.  

    A la fin de l’entretien, M. Ricard prend son sac à dos qu’il avait posé sur le sol et là on entend un « gling gling » de bouteilles de vin ou de Ricard ! Intérieurement j’explose de rire, il est pitoyable !

    Il repart comme si de rien n’était avec son sac à dos sac à dos…J’espère qu’il n’aura pas besoin de la carte pour retourner chez lui sans encombre.


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  • Mon Dieu

    Mon Dieu, je ne m’adresse jamais à toi car en fait je ne crois pas en toi. Je pense que tu as été inventé par les hommes pour leurs rendre la mort plus douce. Mon Dieu, tu as ici-bas plusieurs noms, or tu es le seul et l’unique, c’est ce qui au départ me fait douter fortement de ton existence. Si DIEU existe, il est le même pour tous et ne devrait avoir qu’un seul et même nom. Mais on ne va pas débattre de cela.

    Mon Dieu, je me dis que si tu étais là, parmi nous, il y a belle lurette que tu aurais mis un terme à cette barbarie. Mais les siècles défilent et l’horreur persiste. Ce matin on se réveille tous avec un goût amer dans la bouche, des yeux bouffis et le cerveau qui turbine.

    Beaucoup cherchent à savoir Pourquoi ? Qu’est ce qui peut rendre logique, humain un tel acte ? Il n’y a pas de raison, ces actes sont le fruit de personnes assez faibles pour se laisser endoctriner, ces personnes n’ont plus la raison (d’ailleurs, l’ont-ils déjà été pourvus ?). Comment expliquer qu’un homme saint de corps et d’esprit puisse sans remords tuer des enfants, des parents, des innocents ? Comment un homme saint de corps et d’esprit peut croire qu’en commettant des tels actes il se retrouvera au « paradis » avec les vierges et tout ce qui lui est promis ?

    Est-ce que l’Homme est passé au-dessus de Dieu pour parler en son nom et décréter que certains méritent la mort ? Est-ce que Dieu tolérerait cela ? Peut-on parler et agir en son nom sans que ça le fasse réagir ?

    Dieu n’existe pas, le paradis n’existe pas et la seule chose qui me réjouit dans toute cette horreur c’est d’imaginer la tête de ces pauvres cons en s’apercevant qu’il n’y a rien de tout ce qu’on leur avait promis après la mort.

    Je pense à toutes ces vies brisées, tous ces gens qui vont devoir faire sans un mari, une femme, un enfant, un ami. J’ai les boules de voir que malgré tout ce qui se passe, les autorités ou devrais-je dire l’Etat ne fait pas grand-chose. On constate, on pleure et on doit rester digne.  Ben non, merde ! Y en a marre. On oblige les forces de l’ordre à faire des heures (à force de tirer la corde…elle casse !), on encourage les français à rester unis et solidaires et j’aimerais savoir quand des dispositions vont être prises pour faire en sorte que tout cela ne se produise plus ?

    Comment expliquer à nos enfants qu’ils peuvent se construire normalement dans notre beau pays de liberté, égalité et fraternité ? Je n’ai pas la réponse.

    Hasta la Vista.

     

     


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  • Quoi de neuf ?

     

    Tout d'abord parlons de ma collègue. Elle a vu un ORL, elle n'a pas de cancer de la gorge, son extinction de voix vient d'une inflammation. Par contre la tache qu'elle a dans la bouche nécessite une biopsie. Donc elle est rassurée d'un côté et elle continue à flipper de l'autre. En tout cas l'ambiance est moins pesante.

     

     

     

    Peut-on parler de mon état psychique ? Je suis complètement flippée !!!! Le mariage approche et j'ai l'impression que rien ne va aller. Ça doit être normal d'être dans ces moments là. Mais là j'ai vraiment l'impression que je vais exploser. Je suis à fleur de peau, j'ai envie de pleurer, je m'énerve pour un rien. Bref tout va bien !

     

     

     

    Autre fait marquant de la semaine, mon petit bichon des plaines sauvages est en vacances, alors comme il a eu une maîtresse de compétition, vraiment extra. Alors on lui a fait un petit cadeau et j'ai glissé un petit mot pour la remercier. Ça l'a tellement touché qu'elle a pleurer.

     

     

     

    Pas grand chose d'autre à raconter...Ah, si ! L'autre jour, nous étions en réunion, lorsque soudain on entend une explosion. On s'est tous regardé l'air de se dire « tu as entendu ce que j'ai entendu ? ».

     

    Puis on entend des gens courir dans le couloir, ça parle fort. Et un collègue qui était quelques peu à la bourre, entre dans la salle de réunion en disant « excusez moi du retard mais il y a une voiture en feu sur le parking ». Ma collègue regarde par la fenêtre et dit « c'est ma voiture ! ». Elle part à toute vitesse. Entre temps les pompiers étaient arrivés. Quelques minutes plus tard, on apprendra que ce n'était pas la voiture de la collègue mais celle qui était juste à côté. La voiture de ma collègue a eu très chaud et elle aussi.

     

     

     

    Hasta la vista.

     

     

     


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  • La vie est Injuste !!!

    Ce matin ma collègue est arrivée en pleure au travail. Ça fait plus de 20 jours qu’elle a une extinction de voix. Pas de douleur, pas de fièvre juste de moins en moins de voix. Au bout d’une semaine sans amélioration, elle va chez le médecin. Qui, parce qu’il est enseignant pour les étudiants de médecine, ne prend pas soin d’ausculter sa patiente et de d’infirmer ou de confirmer le diagnostic posé par l’étudiant : Laryngite.

    Après une semaine d’antibiotiques, ma collègue n’a toujours pas de voix. Elle reprend donc RDV chez le médecin et elle a un remplaçant qui, lui, l’ausculte sous toutes les coutures et s’aperçoit qu’elle présente une tâche brune dans la bouche. La réaction du médecin a alarmé ma collègue, puisqu’il a commencé à la palper sous les aisselles, à la gorge. Puis il s’est précipité sur le téléphone pour appeler un ORL. Pas de bol le cabinet ORL était déjà fermé.

    Elle est donc arrivée ce matin au boulot avec toutes ces angoisses, cette peur de mourir, parce qu’il faut bien se l’avouer, la première chose à laquelle on pense lorsqu’on parle de tache brune dans la bouche c’est au cancer.  

    Je l’ai donc aidé à appeler le service d’ORL pour prendre un RDV puisqu’elle est aphone. A la description des symptômes la secrétaire a lâché un « oh lala », puis elle s’est entretenue avec le médecin et a proposé un RDV dans 4 jours.

    J’ai franchement l’impression que c’est quelque chose qui doit être pris au sérieux. Par contre cette dame souffre depuis des années suite à un accident du travail. Elle prend un nombre incalculable de médocs, elle déguste depuis plus de 10 ans et là il lui tombe ça sur le coin de l’œil. La vie est vraiment injuste.

    Et puis pour nous, ses collègues, ce n’est pas évident de trouver les mots juste pour la rassurer. Son mari a tellement peur de ce que ça pourrait être qu’il n’ose même plus la regarder, la toucher, lui parler. Elle est seule face à tout ça.

    Il y a un an, alors qu’elle dégustait grave, elle avait parlé à demi-mot de suicide. J’ai peur qu’au moment du diagnostic, s’il est mauvais qu’elle finisse par passer à l’acte. Elle s’accroche à son travail comme à une bouée de sauvetage, c’est ce qui la garde en vie pour le moment.

    Tout à l’heure, elle m’a dit « si c’est un cancer, je suis morte, je ne ferai pas de chimio, j’ai déjà assez souffert comme ça ». Ce à quoi j’ai répondu « il ne faut pas baisser les armes avant d’avoir commencé le combat, vous avez déjà traversé beaucoup d’épreuves, il va falloir vous battre encore un fois, mais si vous n’essayez pas vous ne gagnerez pas ».  

    Je ne sais pas si elle sera assez forte pour surmonter la chimio et tout le reste, s’il s’avère que c’est bien un cancer. En tout cas je souhaite vraiment qu’elle se batte jusqu’au bout.

    Hasta la vista.


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